Le lieu de travail unique a-t-il encore un sens ?

Avant la crise du Covid, le lieu de travail était généralement unique et bien identifié ; certaines entreprises, bien loin d’être majoritaires, expérimentaient le télétravail sur des profils souvent bien définis (cadres et commerciaux essentiellement) sans que ce mode de travail n’arrive à devenir la norme. Le travail se faisait généralement dans un lieu précis et sous un modèle unique (bureau individuel, bureau partagé ou open space) sans qu’il ne soit habituel de passer d’un modèle d’espace de travail à l’autre.


Aujourd’hui, les cartes sont rebattues. En effet, un grand nombre de salariés a pu expérimenter le télétravail et en éprouver les avantages et les limites. Il apparaît pour une majorité d’entre eux que des organisations hybrides sont finalement les plus plébiscitées afin de permettre d’alterner travail sur site et travail à domicile.

La crise a permis de mettre en lumière que le lieu de travail unique n’était pas toujours idéal et que celui-ci devait s’adapter selon les tâches à réaliser, le besoin de concentration ou pour améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.



Mais l’entreprise et le domicile ne sont plus les uniques possibilités aujourd’hui.


De plus en plus de tiers-lieux émergent, proposant des espaces de travail (ou coworking). Ces nouveaux espaces révolutionnent le lien à l’espace de travail, qui peut aujourd’hui n’être ni sur le site de l’entreprise ni au domicile du collaborateur. Ces espaces mettent généralement à l’honneur la qualité de vie en proposant des espaces "plus attrayants et diversifiés, mélangeant postes de travail individuels, open space, lieux où s’isoler et espaces conviviaux pour échanger ou se détendre". Ces tiers lieux répondent également aux exigences de "bien-être au travail" et d'épanouissement des salariés qui sont aujourd’hui, selon Patrick Levy-Waitz, président de France Tiers-lieux, un enjeu stratégique pour le bon développement des entreprises en proposant des espaces adaptés aux besoins des télétravailleurs tout en limitant les risques psychosociaux du télétravail.


Retrouver l’interview de Patrick Levy-Waitz ici.

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