Fractionner les congés des salariés aidants pour améliorer l’équilibre vie pro / vie d’aidant
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Saviez-vous qu'il était possible de fractionner les congés des salariés aidants pour améliorer l’équilibre vie pro / vie d’aidant ?
Les dispositifs en faveur des salariés aidants progressent pour permettre une meilleure conciliation entre vie d’aidant et vie professionnelle. Certains dispositifs bien qu’existants depuis plusieurs années sont encore peu connus et donc faiblement mobilisés.
Parmi ces dispositifs, il y a la possibilité de pouvoir fractionner le congé spécifique dont peut bénéficier le salarié aidant.
Ce fractionnement est possible pour :
- le congé de proche aidant (en cas d’aide apportée à un proche fragilisé par l’âge, la maladie ou la perte d’autonomie)
- le congé de solidarité familiale (en cas d’aide apportée à un proche en fin de vie)
- le congé de présence parentale (en cas d’aide apportée à un enfant souffrant d’une maladie grave, en situation d’un handicap ou victime d’un accident grave).
👉 Le fractionnement permet d’adapter les absences au moment où celles-ci sont nécessaires, permettant de concilier au mieux besoin d’être auprès du proche et activité professionnelle, notamment lorsque les besoins sont récurrents mains non continus (gestion de rendez-vous médicaux, démarches administratives, épisodes de crise…).
👉Le fractionnement permet des absences successives, d’une durée minimale d’une demi-journée, en prévenant l’employeur au moins 48 heures avant chaque absence (sauf en cas de dégradation soudaine de l’état de santé de la personne aidée ou de situation de crise qui permettent la prise du congé sans délai).
👉Pour être pris de manière fractionnée, ces congés nécessitent l’accord de l’employeur, notamment pour en organiser les modalités et ainsi prendre en compte la gestion collective de l’activité (organisation du service, continuité de l’activité).
👉En fractionnant le congé et en bénéficiant d’une des indemnisations prévues (allocation journalière du proche aidant, allocation de présence parentale ou allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie), les conséquences financières et organisationnelles de l’absence peuvent être lissées dans le temps et donc moins impactantes qu’en cas d’arrêt complet de l’activité.
Cela permet ainsi de maintenir l’insertion professionnelle et limiter les ruptures de carrières, freins évoqués par les aidants qui n’osent pas recourir à ces congés.
Pourtant en communiquant sur cette possibilité auprès de son personnel, une entreprise ouvre le dialogue sur le sujet et peut accompagner ses salariés aidants à trouver le meilleur équilibre, la meilleure souplesse dans la conciliation entre vie d’aidant et vie professionnelle.
Et vous, évoquez-vous ces sujets avec vos équipes pour anticiper ces situations ?












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