Le congé de présence parentale connaît de nouvelles adaptations

Le législateur continue son travail d’adaptation des congés au profit des salariés aidants. Il y a ainsi du nouveau pour les salariés aidant un enfant malade ou atteint d’un handicap : le congé de présence parentale évolue.


Pour mémoire, le congé de présence parentale est un congé spécial dont peut bénéficier un salarié dont l’enfant de moins de 20 ans est atteint d’une pathologie ou handicap nécessitant la présence soutenue de son parent.

Le congé de présence parental prévoyait initialement de pouvoir bénéficier de 310 jours d’absence sur une période totale de 3 ans. Le renouvellement du congé n’était possible qu’à l’expiration des 3 ans, si l’état de santé de l’enfant justifiait ce renouvellement.

Bien que louable, ce dispositif était parfois inadapté, notamment lorsque la maladie et les soins nécessitent une présence et des soins contraignants pour une période supérieure à 310 jours sur la période initiale des trois ans.


La loi du 15 novembre dernier, visant à améliorer les conditions de présence parentale auprès d’un enfant dont la pathologie nécessite un accompagnement soutenu, a donc prévu des adaptations.


Jusqu'à 620 jours d'absence possible lors du congé de présence parentale


Désormais, le salarié ayant atteint le nombre maximal de 310 jours avant l’expiration de la période de 3 ans pourra renouveler la durée d’absence : le texte ouvre la possibilité de doubler le nombre de jours du congé de présence parentale et porte ainsi à 620 le nombre maxi de jours d’absence possible sur une durée de 3 ans (si les conditions d’accompagnement persistent à l’issue des 310 premiers jours).

Le texte prévoit également que cette nouvelle période d’absence puisse bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale.


D’ailleurs, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 prévoit également que cette allocation (aujourd’hui comprise entre 43 et 52 euros par jour) soit revalorisée à hauteur du SMIC. L’Etat se laisse cependant jusqu’au 1er janvier 2024 pour rendre cette revalorisation effective.

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