Encourager les mobilités douces pour limiter le coût des indemnités de transport

La problématique du coût des déplacements est à nouveau à l’honneur avec l’annonce gouvernementale de revalorisation du barème fiscal des indemnités kilométriques (en attente de publication).


Venir au travail coûte cher au salarié qui engage des frais pour rejoindre son le lieu de travail, surtout lorsque ce déplacement se fait avec un véhicule personnel. Ces coûts sont parfois pris en charge par les entreprises pour soulager leurs collaborateurs, mais rappelons que cette prise en charge n’est pas obligatoire pour les employeurs.


L’augmentation du coût des carburants joue encore sur le coût du trajet à la charge du salarié et se répercute donc sur l’entreprise. Si celui-ci pourra bénéficier de la revalorisation du barème fiscal des indemnités kilométriques, qui sert souvent de base aux indemnités versées par les employeurs, ces derniers vont finalement supporter cette augmentation.


Finalement, pour les entreprises, la seule solution pour réduire ce poste de dépenses est de réfléchir à une sobriété dans les déplacements, qu’il s’agisse de favoriser les mobilités douces ou de limiter le nombre de déplacements domicile-lieu de travail des collaborateurs (en permettant le recours au télé travail ou en réfléchissant la répartition du temps de travail sur 4 jours par exemple).




La sobriété des déplacements des collaborateurs est un levier

pour limiter le coût des transports et son impact écologique.


Les dispositifs de mobilité douce (vélo – à assistance électrique ou non, transports en commun, covoiturage) ont un coût d’utilisation moindre ; encourager les salariés qui le peuvent à tester (et adopter) un nouveau mode de transport peut ainsi réduire les coûts ; l’incitation peut d’ailleurs aussi être financière par l’utilisation du « forfait mobilité » qui peut permettre un financement annuel allant jusqu’à 500 euros selon les conditions que l’entreprise mettrait en place dans un accord d’entreprise ou une décision unilatérale.


Des dispositifs auxquels réfléchir quand on sait que 60% des salariés travaillent à moins de 9 kilomètres de leur domicile et que 36% d’entre eux font encore exclusivement ce trajet en véhicule personnel…

(enquête nationale mobilité et modes de vie 2020)


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